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Compte rendu d’expédition du Capitaine du Dfinor, Byorn Derbi - Printemps 1230

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Compte rendu d’expédition du Capitaine du Dfinor, Byorn Derbi - Printemps 1230

Message par Admin le Mer 7 Fév - 15:16

11ème jour du printemps 1230

 



Nous voilà partis de Silicor depuis cinq jours et cela fait trois jours que nous volons au-dessus de nuages noirs et lourds. Bien-sûr, pour nous qui volons le ciel est bleu et le soleil brille et donc le moral de l’équipage est bon mais  en bas, sur la mer, le temps est épouvantable, fait d’un mélange de pluie, de vent et de vagues.

Je décide donc de ne pas m’y aventurer et de ne pas mettre en péril le Dfinor, même si mon devoir de surveillance de Silicor voudrait que je le fasse.

En début d’après-midi la météo s’améliore et le vent se calme. Je décide de passer juste en dessous du plafond de nuages. La manœuvre est délicate car le plafond est bas. Rien à signaler.

Pourtant notre Bezud s’excite, son ouïe lui permet en effet de détecter des sons à des distances surprenantes. Il se passe quelque chose sur les flots. Les guetteurs déploient alors leur corne d’écoute et bientôt un cap est identifié, plein ouest.

Une bataille fait rage à l’horizon, plusieurs bâtiments sont engagés et on commence à percevoir la fumée et à entendre le bruit des canons. Je commande la remontée du Dfinor au-dessus des nuages, il ne s’agit pas d’être aperçu. Nous nous maintenons à bonne distance.

Comme à notre habitude, notre pratique est de récupérer les naufragés, ceux abandonnés et sans espoir, à la fin de la bataille. Par principe, nos ordres sont de ne jamais intervenir, ordre oh combien difficile à tenir.

Les  équipages Giels acceptent ce principe car ils connaissent les conséquences qu’engendrerait toute déviation au principe. Qui plus est, le sauvetage d’un naufragé est à chaque fois une récompense inestimable.

Alors on observe et on attend !

En bas, deux bateaux ont déjà été coulés et il semble qu’un troisième soit sur le point de sombrer. La bataille se termine. Les vainqueurs repartent. Le dernier bateau disparait corps et biens mais à bien observer … on ne voir aucun survivant.

L’équipage est déçu, frustré. Je fais circuler à chacun une rasade d’eau Giel pour que le moral remonte. La nuit tombe enfin et les nuages disparaissent poussés par une brise d’Est. Un croissant de lune se reflète sur les vagues.

Au petit matin des mouettes se posent sur le bastingage, elles signalent la présence d’une île ou d’un îlot à proximité. En effet la vigie l’aperçoit bientôt mais en même temps sonne l’alerte « navire en vue ».

Je demande à ce qu’on prenne de l’altitude et qu’on se positionne en quasi stationnaire avec le soleil de dos. L’observation peut commencer et ce que l’on voit nous surprend.

Sur un îlot constitué principalement d’une langue de sable où trônent plusieurs palmiers, une chose qui ressemble de loin à un navire est posée sur une plage en pente douce. Plus loin dans la barrière de corail, on voit ce qui reste d’un bâtiment fracassé. A la longue vue, on aperçoit des hommes très occupés. 

Nous passons la journée à les observer. Certains plongent dans la barrière de corail pour récupérer tout ce qu’ils peuvent du bâtiment détruit, d’autres s’affairent autour de l’embarcation qu’ils sont en train de reconstruire. Mais pourquoi sont-ils tous nus ?

La réponse vient dans l’après-midi par l’intermédiaire de notre Maître Voilier :


  • Ils n’ont pas de voiles, dit-il … c’est pourquoi ils ont récupéré tous leurs habits et, regarder là-bas … assis en rond ils sont en train de les coudre ensemble pour en constituer  



Ce fait alimente en commentaires tout l’équipage, tous savent que ces voiles de fortune ne tiendront pas et que sans voiles, leur bateau qui n’en est pas vraiment un n’a aucune chance d’arriver où que ce soit.

Je suis perplexe !

Sauver un ou deux naufragés est une chose, sauver tout un équipage en est une autre et présente des risques à la fois pour notre bateau et aussi pour l’intégration future de ces personnes dans le clan Giel. De plus, mes ordres sont clairs, dans un tel cas je dois simplement repartir et ne sauver personne.

Mais je sens bien mes hommes en attente d’autre chose, que faire ?

Je convoque alors le Maitre Voilier pour un état de situation concernant notre stock de voiles de secours. Il me confirme que nous n’aurions aucun soucis à nous séparer de plusieurs d’entre-elles, certaines en bon état mais en fin de vie devant être changées dès notre retour sur Silicor.

Ma décision est prise !

A la nuit tombée, cachés par les nuages, nous survolerons l’îlot pour balancer quelques voiles à ces malheureux.

Mais à l’heure fatidique les nuages ont disparus. Je confirme tout de même l’opération, la descente se fait doucement en glissant, vent de face, moteur au minimum pour faire le moins de bruit possible et ne pas alerter les naufragés.  

On passe enfin au-dessus de l’île, le largage des voiles est réalisé alors la lune par tribord arrière éclaire le point de chute.



Peu après nous redonnons sa puissance au moteur et nous nous enfonçons dans la nuit.

L’équipage est satisfait, grâce à notre aide ces marins dont nous ne savons rien, vont pouvoir retrouver leur port d’attache et les leurs.

En bon Capitaine je le suis aussi.

Dans mon rapport au retour sur Silicor, je signalerai la perte en mer par inadvertance de ces vielles voiles.

Le restant de l’expédition se fait sans encombre et nous rentrons sur Silicor quelques jours après.
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