LA COMMUNAUTE DES GIELS
Bienvenue à toi noble Giel !

Chroniques Giels 1257 : Les songes du Vénérable

Aller en bas

Chroniques Giels 1257 : Les songes du Vénérable

Message par Admin le Mar 16 Oct - 18:38

À l’époque où j’écris ce texte, moi Ethdard Griske, je suis officier de liaison sur le bâtiment Giel, le Raf’AlGuard. Ces chroniques ont été écrites grâce aux témoignages des différents membres d’équipage, en particulier, le Vénérable Maru Tejner Vind. Il se peut que ce récit omette des informations par mégarde. L’objectif de ce document est de retranscrire, par écrit et de la façon la plus détaillée possible, les songes du Vénérable Maru sur le passé des Giels.

Le 1er songe

Nous sommes en 1257. La foire de Kandorya vient de commencer depuis quelques heures. Une partie de l’équipage est au camp afin de se reposer des fortes chaleurs qui règnent cet après-midi-là. Une légère brise se fait alors ressentir et une sensation de fraicheurs emplit les corps de nos navigateurs.

Eolia, Déesse Giel du Vent et de la Vie, apparait aux yeux de notre Maru. Vêtue de sa tunique blanche et bleue et ses cheveux blonds aux vents, Elle lui offre une vision troublante d’une taverne. Cette dernière est remplie de monde buvant, rigolant et jouant à des jeux de dés. De sa voix douce et réconfortante, la Déesse demande que l’équipage présent la suivre par l’intermédiaire de son serviteur.

Le capitaine, Dirk Omen, hésitant, se résout à mettre en marche l’ensemble de la troupe et à suivre le Maru. Le Vénérable les guidant, ils prennent la direction de la Ville d’Edénorya. A chaque pas, la chaleur devient de plus en plus intense. Leurs yeux se troublent et l’herbe, sous leurs pieds, se transforme en sable. Une sensation de tristesse remplit le cœur des Giels, sentiment provenant de la perte de personnes chères. Cela fait que quelques minutes que le groupe marche mais il semble pourtant que cela fait des jours, voire des semaines qu’ils traversent un désert interminable.

Ils arrivent enfin dans un port et se dirigent vers une taverne. Le lieu est plein de rires et de cris et d’une certaine joie de vivre. À une table, une douzaine de pirates boivent et jouent aux dés. Le Maru et le Capitaine tentent de poser des questions aux pirates qui n’en ont cure. Après quelques questions une pirate se retourne enfin et leur demande s’ils veulent jouer. Dirk accepte et s’assoie face à la pirate puis se fait expliquer les règles (voir ci-après). La pirate lui demande alors ce qu’il souhaite miser.

Le capitaine plonge sa main dans sa besace, en tire un objet qu’il cache soigneusement puis repose l paume de sa main face cachée sur la table de jeu. Il attend un peu pour provoquer un effet de surprise puis d’un coup soulève sa main laissant apparaitre un joyau brillant de mille feux bien plus gros qu’un abricot. D’un signe de tête, il interroge alors les pirates sur ce qu’à leur tour ils vont miser. Impressionnés, par la vue de cette pierre magnifique, les loups des mers acceptent la mise et dans l’élan mettent alors en jeu leur navire représenté sous la forme d’une maquette qu’ils sortent d’un sac de jute.

À ce moment, le jeu peut commencer.
La pirate demande au Capitaine de commencer. Alors que le Capitaine fait systématiquement souffler les dés par le Maru pour qu’Eolia soutienne le lancer, les pirates hurlent autour de la table, criant à chaque fois à la magie et à la triche et demandant à leur représentant de m’humilier.

Les parties s’enchainent comme ci-dessous :


Score Vautours
350
450
300
400
0
1000
Résultat des manches
1-0
1-1
1-2
2-2
2-2
3-2
Score Pirates
300
700
850
300
0
450


Le dernier jet de dés, un triple as, surprend à la fois les Giels et les pirates.  L’humiliation demandée a changé de camp et les Vautours, car il s’agit bien d’eux, obtiennent la victoire après une partie des plus compliquée et pleine de suspens. Le Capitaine remet la main sur le cristal, s’empare du navire et remercie les pirates pour ce qu’il appelle « une partie fort sympathique ». Les Pirates accusent le coup, se lèvent et sortent leurs armes, hurlant à la triche et à la tromperie.

Etrange est alors l’intervention de la Premier Consulte et du Conseiller Usern de la Ville d’Edénorya, le passé lointain se mêlant à ce moment au présent. Ils prennent la défense du Capitaine mettant en garde les Pirates du risque encouru à s’en prendre au Commodore de la Ville, ce qui n’influence en rien les hommes des Mers.

C’est alors que le Maru s’interpose et lance une prière de Pacification tellement puissante et sincère, qu’elle fait taire non seulement les Pirates surexcités mais aussi l’ensemble de la Taverne. Tous posent leurs armes à terre, y compris le Conseiller Usern avec son épée magique. Au commandement du Maru, l’ambiance redevient festive. Les vautours et les Pirates boivent ensemble. Le Capitaine Pirate, alors bon perdant, annonce au Chef Vautour le nom du navire qu’il vient de gagner. Ce dernier s’appelle « Le Raf’AlGuard ».


Le 2ème songe

Nous sommes au 2ème jour de la grande foire de Kandorya. Le Maru, comme à son habitude, est au camp après une matinée bien remplie à suivre les cours du Paragon de l’Harmonie. Tout comme lors de sa 1ere vision, une brise se fait se sentir.

Un parchemin et une plume apparaissent sur la table devant le Maru. Pris de frénésie, le vénérable commence à dessiner sous la dictée d’Eolia. Au fur et à mesure que les traits apparaissent sur le papier, on peut distinguer un château en flamme, assiégé par une armée, puis un dragon volant au-dessus du fort. La dernière touche, le dernier détail apposé par Tejner est un homme et une femme voulant fuir le siège.

Une fois de plus, par l’intermédiaire de son serviteur, Eolia ordonne aux Giels de la suivre. Durant la marche, les Giels se transforment et deviennent un corps militaire organisé, puissant, enthousiaste d’en découdre avec l’ennemi et prêt à mener à bien sa mission. Il s’agit de la Garde Vautour. Le groupe n’a alors qu’un seul objectif, ramener Magaria et Tanout vivant en les sortant du château assiégé.

La Garde arrive au château et grâce à l’aide de la Déesse trouvent un passage secret qui les fait rentrer discrètement dans l’enceinte fortifiée. À la sortie du long couloir obscur, les Vautours aperçoivent les deux amants poursuivis par les soldats du Roi-sorcier de Medjay. Les Guerriers Vautours se mettent en protection de Magaria et Tanout et combattent trois vagues d’ennemis avec succès grâce à leur valeur militaire.

L’extraction se fait ensuite sans encombre par le passage secret. À leur sortie, un dragon vert qui fait un passage au-dessus d’eux crache ses flammes afin de détruire les poursuivants. Malheureusement il ne les a pas vu et son jet de flamme brûle avec les poursuivants l’ensemble de la troupe Vautour ainsi que les deux amants.

Le rêve s’arrête alors. A leur réveil, les Giels ressentent de grandes brûlures sur tout le corps et une fatigue immense.


3ème songe

La dernière vision a lieu au crépuscule du dernier jour de la foire. Tous les Giels sont au camp. Nous venons de nous rassasier et nous nous préparons à la bataille contre les forces des ténèbres. Soudain, le capitaine est pris d’une vision, Noctuagus et ses yeux rouges, dont il rêvait depuis plusieurs semaines, lui apparait puis disparait.

C’est alors Eloya qui lui apparait et lui demande :

- Eolya : « Quel est ton peuple ? »
« Les Giels ! » répond Dirk
- Eolya : « Où souhaitez-vous aller par-dessus tout ? »
« Sur notre île Silicor ! » s’exclame le Giel
- Eolya : « Quel est votre animal fétiche ? »
« Le Bézud » réplique le capitaine sûr de lui

L’apparition se finit sur ces dires mais une autre s’enchaine, provoquée par la déesse. Les Giels sont à nouveau transportés dans le passé, à un moment où ils fabriquent l’huile minérale Eolys.

Mais la recette est différente. Les essences de rêves sont remplacées par des essences d’âmes. Ils voient plusieurs soldats qui maintiennent à terre un homme à l’agonie. Notre Maru et le capitaine essaye de s’interposer mais ils sont impuissants. Ils en concluent qu’ils se doivent de terminer la fabrication de l’huile afin de tenter de le sauver. Mais alors qu’ils ont presque terminé l’homme est tué par les 3 guerriers et son âme consommée et incluse dans l’huile.

Les soldats se transforment alors en Bezuds, créatures tellement redoutées des Giels, qui les attaquent. Un violent combat s’engage mais les Bezuds semblent nettement moins agressifs et dangereux que dans nos souvenirs. A leur grande surprise des Giels, les 3 Bezuds sont tués. Quelques minutes de combat seulement ont suffi pour terrasser ses monstres d’habitude invisibles.

Une fois de plus la vision s’arrête et une autre commence.

À présent les voilà tous devant la grande Cité Blanche de Silicor. Dans les rues, des Bezuds s’entretuent. Des hommes couverts d’écailles se battent contre les créatures. C’est un spectacle de carnage qui s’offre à nous, un véritable traumatisme.

Dans la rue en face de nous, une caravane commerciale est remplie d’armures et de casques en écailles. Une voix se fait entendre dans nos têtes, « cette caravane est la vôtre, Vautours». Au pied du Maru, un casque est posé au sol. La déesse prend alors possession de son corps obligeant le vénérable à récupérer le casque en écailles dorées et à le poser sur la tête du chef des Vautours, incarné par Dirk Omen.

Des mots sortent de sa bouche : « Toi, Chef des Vautours, je te donne ce casque Giel. Tu seras notre guide, notre Guard. Aujourd’hui, nous devons changer de nom, prendre le nom de « Giels ». Assimilons leur technologie, leur culture et leurs rites. Prenons leur place ! ».

La déesse sort ensuite du corps du Maru et s’adresse aux nouveaux Giels.
« Vous êtes aujourd’hui les nouveaux Giels. Les anciens Giels, à trop vouloir toucher les nuages avec leur technologie, se sont devenus des monstres. Prenez garde à vos nouvelles responsabilités». Sur ces mots, le dernier songe du Vénérable s’achève, laissant les Giels désorientés et perplexes, incertains quant à nos origines emplis de doutes.

L’équipage figé reste ensuite uni et commence alors une discussion sur les conséquences de ces visions et ce jusqu’à tard dans la soirée. Alors que notre Second 3 Pièces désespère manquant de perdre la raison, Ragflor, notre semi-orc a les mots de la raison qui libèrent enfin nos consciences :

« Regardez-vous tous » … suivi d’un grand silence …  « et maintenant regardez-moi » ... suivi à nouveau d’un silence pesant … «Vous voyez la différence ? Et pourtant. Quelque-soit notre passé, quelles-que-soient nos origines, tout cela fait partie de nous et ne vient que pour nous enrichir. Nous sommes de Giels et resterons des Giels.»


Ainsi se finissent ces chroniques sur les visions.



avatar
Admin
Admin

Messages : 63
Date d'inscription : 28/09/2016
Age : 60

Voir le profil de l'utilisateur http://lacommunautedesgiels.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum