LA COMMUNAUTE DES GIELS
Bienvenue à toi noble Giel !

Les chroniques des Griskes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les chroniques des Griskes

Message par Admin le Mar 8 Nov - 20:23

Les chroniques des Griskes racontent l’histoire et les événements qui ont mené à la création des guerriers Rapaces au sein de la voile Giel. Nous ne pouvons pas parler de ces courageux guerriers sans mentionner la famille Stick. L’origine de cet ordre est intimement liée à l’histoire de l’un de ses membres : Utarghal Stick, le premier guerrier Rapace.

Nous sommes en 1102. Cela fait plusieurs années que la guerre contre les Bezuds dure. Les pertes du côté des Giels sont très élevées. Ainsi quand des éclaireurs sont envoyés pour prendre la mesure de l’adversaire, très peu en reviennent. Une fois, des commandos sont déposés au sol pour mener une offensive contre les lézards-oiseaux, seulement un tiers en revienne.

Par nécessité mais aussi par bravade, des expéditions sont quand même menées pour récupérer des vivres et les ingrédients du précieux carburant Giel. C’est à ce moment-là que notre jeune Utarghal Stick entre en scène.

Utarghal est le fils de Traël alors maître charpentier du Dfinor, d’une longue lignée de charpentiers. Sa mère, Breda, quant à elle, est une Religieuse soignante Maru qui consacre sa vie à la déesse Eolia. Sa jeunesse, il la passe auprès sa tante Erla, qui lui transmet sa passion des oiseaux. Pourtant très rapidement, le jeune Stick se lance dans la carrière militaire. Il n’est pas le plus fort, ni le plus musclé, mais son esprit est vif et impétueux.

Un jour, sa section est envoyée en mission pour récupérer de l’huile minérale au Sud de l’ile. Ils partent à 30 guerriers.

Le point de départ se trouve au nord de la source d’huile minérale, à proximité du territoire Bezuds. L’arrivée au sol se fait en début d’après-midi. C’est le moment le plus propice pour évoluer au sol car les Bezuds sont au repos et digèrent leur repas du midi. Les premières heures se passent normalement. Aucune résistance à l’avancée de la section ni d’attaque de la part des lézards. À cette allure, l’objectif est à portée de vue.

Une fois sur place, l’ordre est donné de remplir rapidement les barils de l’huile si précieuse. Le remplissage commence aussitôt. Les tonneaux s’enchainèrent de plus en plus vite, jusqu’à la tombée de la nuit. Dès lors, la mission prend un autre tournant. Les cris des Bezuds aussitôt retentissent au Nord de leur position, et se rapprochent  de minute en minute. L’escouade finit de remplir le baril en cours et se met en position de défense. Ils ont attendu trop longtemps, il est trop tard pour penser repartir.

Les plantes, autour de la source, se mettent à bouger régulièrement. Les soldats sont à l’affut, stressés. La sueur coule le long de leurs tempes et de leur front. Les sagaies et les épées sont maintenues d’une poigne ferme. Les bruits et les mouvements s’accélèrent. Puis plus rien.

Utarghal et ses frères d’armes attendent plusieurs minutes, à la recherche de toutes apparitions de Bezuds. Aucun mouvement, l’attente est longue. Mais c’est au moment où leur attention se relâche que les Bezuds attaquent. L’attaque est terrible. Contre les Bezuds, la défense est illusoire, soit on se fait déchiquetés, soit on se fait démembrés par ces sauriens envoyant sur plusieurs mètres aux alentours des jets de sang rouge écarlate.

Utarghal est occupé à ranger un dernier baril couvert par l’un de ces frères d’armes, Nixt. Son regard est rivé sur son tonneau.

Il pousse encore pendant plusieurs mètres son tonneau et s’arrête quelques instants pour reprendre son souffle. Nixt est à ses côtés, en éveil. Au moment de repartir, Nixt se tourne vers Utarghal pour voir s’il est prêt. Un Bezud sort alors d’un bosquet et attrape l’épaule de Nixt avec sa patte et avec sa gueule, referme ses mâchoires autour de sa tête et l’arrache d’un coup ferme. Utarghal reçoit une giclé de sang en plein visage. L’odeur ferrique rend le Bezud plus agressif. Les yeux noirs et le sang dégoulinant de sa gueule grande ouverte il cherche sa prochaine victime, des morceaux de chair visibles entre ses dents. Pour Utarghal c’est une vision d’apocalypse. Son meilleur ami vient d’être décapité et c’est à présent son tour de rejoindre ses ancêtres.

Le lézard immense se reproche de lui. Utarghal est au sol, son regard fixé dans celui du monstre. Son cœur bat à mille à l’heure. Les secondes semblent des minutes. Le Bezud semble prendre son temps comme si il jouait un jeu pervers et sadique avec le jeune homme. Il avance la tête en avant, ondulant son corps de droite à gauche comme un serpent. Utarghal est immobile, comme glacé sur place, figé par la peur. Il se trouve maintenant à un mètre des pieds du jeune homme. La fin macabre semble toute proche et inévitable. Le Bezud arme son bras. Utarghal est prêt à mourir, comme un vrai Giel, au combat, les yeux ouvert.

Soudain, une créature volante fond sur le lézard, interrompant la mise à mort d’Utarghal. La créature inconnue se jette sur la tête du Bezud, les griffes plantées dans son dos. Le Bezud gesticule dans tous les sens pour se soustraire à la prise, il tombe à la renverse, écrase le baril d’huile, répandant le liquide précieux au sol. Utarghal observe la scène. Il se rend compte que la deuxième créature ressemble à un oiseau. Car il en possède toutes les caractéristiques, les ailes et les plumes.

Utarghal profite du combat, pour se relever et fuir vers le pont d’extraction sur les plages de sables noires, au Sud de sa position. Le raffut que font les deux animaux risque d’attirer d’autres Bezuds. Utarghal décide alors de changer de direction et de suivre celle du panache de fumée noire, qui symbolise l’emplacement du volcan. Ainsi il pourra atteindre la rivière acide, espérant empêcher les Bezuds de suivre sa piste et rejoindre ainsi le littoral en toute sécurité.

Il se met donc à courir vers la montagne imposante. Chaque pas qu’il fait l’éloigne des lézards. Les cris se font de moins en moins entendre, mais autour de lui, la jungle se fait résistante et dense, limitant son avancée. Utarghal s’oblige à avancer rapidement. Il prend son épée et taille les lianes, les fougères et autres plantes qui encombrent son chemin. Plusieurs minutes passent et le jeune homme continue toujours sa course effrénée dans la végétation luxuriante. Le panache noirâtre et les flancs du volcan se rapprochent à travers les cimes des arbres. Les plantes se parsèment et laissent place à un sol gris, comme de la poussière ou des cendres. Utarghal sort alors de la jungle et arrive au niveau de la rivière acide. Le soleil est maintenant bien bas dans le ciel et commence à disparaitre derrière l’imposant massif fumant.

La nuit commence à tomber et la rivière s’illumine d’un bleu métallique. L’odeur est forte. Une odeur d’œufs pourris s’échappe des fumées du courant. Elle semble déplaire aux Bezuds car il n’y a aucune trace d’eux alentours. Utarghal reste éveillé toute la nuit pour ne pas avoir de mauvaise surprise.  La nuit passe et la fatigue se fait ressentir. La lumière produite par la rivière éclaire le visage d’Utarghal et le berce. Ses yeux se ferment malgré l’odeur pestilentielle. Le jeune homme s’assoupit.

Le lendemain matin, les rayons chauds du soleil viennent le réveiller. Utarghal se lève en sursaut. Le spectacle qui se tenait devant lui était totalement différent de celui qui s’offrait à lui la nuit dernière. Le bleu métallique a été remplacé par un blanc laiteux et le sol gris est devenu jaune vif. Mais une seule chose n’a pas changé, cette odeur si désagréable d’œuf pourris. Le silence du matin est interrompu par des cris. Des hurlements ressemblant à ceux des Bezuds mais à écouter plus attentivement ils sont plus aigus. Utarghal se dit « Peut-être des bébés Bezuds ? Non, leurs cris ne changent pas au cours de leur vie. ». Il écoute encore et encore. Et une chose le surprend. Le cri est mélodieux. Il ressemble à celui d’un oiseau. Le jeune homme regarde autour de lui. Il ne voit rien du côté de sa rive. Il se retourne. Les vapeurs de la rivière limitent la distance de perception. Mais il se force à regarder, à trouver une forme d’où pourrait provenir ce son.

Soudain, la fumée se dissipe. Utarghal aperçoit, sur la rive Est, la même créature qui lui a sauvé la vie face au Bezud. Cette fois, il peut l’observer avec précision. Sa première observation, lors du combat, était bonne. L’animal est bien muni d’ailes et de plumes. Il n’excède pas les 1 mètre de haut, mais pour un oiseau c’est plutôt grand, se dit Utarghal. Son plumage est de plusieurs couleurs. Les ailes commencent par du blanc, puis du rouge délimité par deux bandes de plumes noirs, l’une au-dessus et l’autre en dessous. Puis les ailes se finissent sur de longues plumes rayées blanches et noires. Ce motif se retrouve sur sa queue. Le reste du corps est totalement blanc. À la base de son cou blanc, Utarghal peut observer un collier de plumes noires. Mais la tête n’est pas observable, car l’animal est en train de se nettoyer les plumes. Après plusieurs minutes à attendre que l’oiseau veuille bien finir de s’épouiller, il relève la tête. Le jeune homme voit d’abord une crête de plumes d’Or scintillante au soleil. Ses yeux clairs sont bordés de noir. En continuant d’observer la tête de l’animal, Utarghal est choqué. L’animal ne possède pas de bec mais une gueule, similaire à celle des Bezuds. Le soldat se dit qu’il s’agit surement d’une espèce proche de celle des énormes lézards car ils possèdent les mêmes griffes aux extrémités des pattes et des ailes.

Apeuré par cette ressemblance, Utarghal décide de s’éloigner de l’animal. Il prend ses armes et descend le long de la rivière pour trouver un endroit où passer.

La recherche d’un point de passage est difficile. Les odeurs de soufre désagréables jusque-là génèrent des démangeaisons dans la gorge, puis des toues et à présent attaquent les poumons d’Utarghal. Chaque pas est de plus en plus difficile. Le jeune soldat suffoque. La peur s’immisce au fond de son cœur, la peur de mourir d’asphyxie.

Malgré la crainte que représente une attaque de Bezuds il s’éloigne de la rivière. Le trajet se fait plus facile. Les symptômes s’estompent et il peut à présent parcourir une plus grande distance qu’auparavant. Mais le soldat se sent observé. Il entend des bruits autour de lui, mais à chaque fois qu’il se retourne pour voir ce qui le suit, il n’y a rien. Des heures passent, la distance qui le sépare des plages noires se réduit.

Le sol jaune devient noir et laisse place à une étendue d’eau agitée à perte de vue. Le Dzarf est là, attendant l’arrivée de la section. À cette vue, Utarghal se croit sorti d’affaire.

C’est sans compter sur l’arrivée d’un Bezud sur la plage. Le lézard avance d’un pas décidé, l’œil déterminé sur sa cible, Utarghal. Le jeune homme se prépare à l’attaque imminente du monstre écailleux. Le soleil frappe le visage du soldat, limitant sa vision. Soudain les rayons s’atténuent. Le regard d’Utarghal se lève. Dans le ciel, l’oiseau aux couleurs vives plane en cercles concentriques. Le bezud profite de ce moment pour lancer son attaque. Le bezud le percute violemment  et le projette en l’air, le faisant atterrir plusieurs mètres plus loin. Utarghal qui se retrouve dans la même position que la veille, observe la tête du saurien si proche et y voit des traces de griffures, celles des serres du rapace. Maintenant, il en est sûr. Il s’agit du même Bezud.

Mais au moment d’attaquer, le rapace fond à nouveau sur le Bezud, le désorientant. Utarghal en profite pour porter des coups sur les pattes et le poitrail de l’immense bête. Les attaques incessantes du volatile perturbent le Bezud. Etant assailli de toutes parts et ne pouvant plus attaquer, il se retire et disparait dans la végétation. Utarghal est enfin hors de danger.

La navette arrive. Les soldats ébahis par la scène qui s’est tenue devant leurs yeux, récupèrent le jeune Stick. De retour sur le vaisseau mère, Utarghal est interrogé par ses supérieurs avides de détails concernant l’expédition. Quand il en arrive à l’oiseau qui lui sauvé la vie, les officiers d’abord sceptiques sont stupéfaits. Aucun des Giels ayant exploré cette zone n’ont jamais mentionné la présence d’un animal similaire, un oiseau au bec de bezud. Mais la nouvelle d’un animal capable de s’attaquer à un Bezud et pouvant être son ennemi naturel est pour eux un événement si considérable qu’ils en rapportent immédiatement au Guard.

Plusieurs jours passent et l’idée de prouver l’existence des Vypses (nom qu’Utarghal a donné à l’oiseau) agite son esprit. Il demande alors qu’on le laisse repartir pour qu’il puisse apporter les preuves de ce qu’il avance. La décision est prise, des informations sur ce nouveau prédateur seraient, pour les Giels, d’une importance capitale.  Le Guard donne donc son aval à l’opération.

Utarghal est déposé près des plages noires à l’Est de l’ile sur la rive gauche de la rivière. Il remonte le cours d’eau acide et arrive dans la zone où il a passé la nuit près de la rivière bleue étincelante. Aucune trace de l’animal, le guerrier se décide alors à attendre. Des minutes passent, puis des heures sans voir la moindre apparition de cet oiseau si particulier. Utarghal ne pouvant se résoudre à retourner à la cité volante sans preuve, se décide alors à s’enfoncer dans la jungle. Utarghal se débat avec les lianes, les fougères et autres plantes qui lui barrent le chemin. Au bout de trois jours d’une marche épuisante, le jeune homme est perdu et l’espoir n’est plus qu’une petite flamme sur le point de s’éteindre. Il est à bout et tombe au sol. Il jette son épée et enlève son armure. Puis il vient s’adosser au tronc d’un arbre, assis par terre, les genoux recroquevillés sur sa poitrine et la tête dans ces derniers. Des idées plus terribles les unes que les autres, traversent son esprit. Soudain le crie, qu’il n’attendait plus, retentit. Il lève la tête, et voit l’animal tant espéré.

Utarghal essaye de s’approcher mais l’animal est vif et s’éloigne maintenant. Le Vypse semble craintif mais curieux car il reste à proximité. Utarghal se décide à l’immobilisme. Ils s’observent mutuellement. Petit à petit l’animal se rapproche prudemment. Cela dure des heures mais bientôt le Vypse est là tout près et se couche à ses pieds confiants. Utarghal tente alors un geste doux et caresse la bête qui se laisse faire. Epuisé il s’endort à son tour. Quand il revient à lui, il se retrouve nez à nez avec des dizaines Vypses qui se comportent comme s’il n’était pas là. Utarghal les observe ne bougeant que très peu au début puis décide de se lever doucement. Aucune réaction. Il devient alors évident qui l’ont accepté et qu’il fait partie de leur groupe.

Pendant des jours, Utarghal prend des notes sur les habitudes alimentaires et sociales des Vypses. Il commence même à les différentier et reconnait le jeune mâle très curieux du premier jour qui se prit d’amitié avec lui et le suivait de partout.

Alors quand au bout de quelques temps il estime avoir pris assez de notes, il se décide à rentrer et à retourner sur la plage et surprise avec comme compagnon, le jeune Vypse.

Son retour une surprise car après trois semaines, personne ne l’attendaient plus. Utarghal et son Vypse sont fêtés en Héros et sont même reçus par le Guard. Le Vypse se prête à toutes les observations des Mastaros et ses notes et croquis disséquées.

Sa description de l’attaque aérienne du Vypse contre le Bezud démontre qu’il est peut-être possible de les battre ou du moins de leur résister, chose jusqu’à présent impossible. Une idée se fait corps dans l’esprit du jeune Stick. Développer une nouvelle tactique de guerre contre les Bezuds inspirée des Vypses conjuguant l’attaque terrestre et aérienne.

Les officiers approuvent et en parlent au Guard qui décide de constituer le corps des Guerriers Rapaces avec Utarghal à leur tête. Il sélectionne alors les meilleurs guerriers Bezuds adeptes du vol planant et les entrainent suivant ces principes de l’attaque combinée. Il met même en application ses théories avec quelques succès.

Mais quand les Guerriers Rapaces sont sur le point d’être opérationnel, la guerre des Bezuds se terminent. Les Giels sont à présents acceptés par les Bezuds.

Malgré tout le jeune Stick est nommé « Utarghal le rapace » et sa famille Stick abandonne alors son nom pour celui de Griske, qui veut dire en vieux Giel, « rapace ».

Le corps des guerriers rapaces fut maintenu, un groupe de soldat rapide et agile, maniant le vol plané et dirigé par Utarghal Griske et ses descendants.
avatar
Admin
Admin

Messages : 42
Date d'inscription : 28/09/2016
Age : 58

Voir le profil de l'utilisateur http://lacommunautedesgiels.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum